Mort il y a 30 ans, Georges Perec (1936-1982) laisse une œuvre étonnamment diverse et originale, qui a renouvelé les enjeux de l’écriture narrative et poétique. Ainsi Perec s’est-il fait explorateur de notre environnement, tour à tour narquois ou « fantaisistement » méthodique, inventeur de nouvelles formes de l’autobiographie (La boutique obscure, W ou le souvenir d’enfance) ou chroniqueur du renoncement au monde (Un homme qui dort).
Membre important de l’OULIPO (Ouvroir de Littérature Potentielle), aimant jongler avec les lettres et les mots, il a transformé le langage en un jubilatoire terrain de jeux et d’inventions (Quel petit vélo chromé au fond de la cour ?, La disparition) ou en un laboratoire qui s’ouvre aussi bien à la poésie qu’à la rêverie philosophique.
Dans Quel petit vélo chromé au fond de la cour ?, paru l’an dernier dans la collection «Folioplus classiques», l’auteur du dossier pédagogique, Isabelle Mimouni, invitait les lecteurs curieux à compléter l’appareil de notes en mettant au jour tous les jeux de mots, allusions et références qui n’auraient pas été répertoriés.
Chaque contributeur recevra bientôt un exemplaire de W ou le souvenir d'enfance dans la collection «L'Imaginaire».