« C’est en première année de lycée, il y a de cela quinze ans, qu’à un cours dit d’“orientation professionnelle”, je fis la connaissance de l’ancien détenu Alberto Pelagutti. La première semaine, mes camarades et moi avions reçu une “batterie de tests” destinés à dévoiler nos dons, nos faiblesses, nos tendances et notre personnalité. À la fin de la semaine, M. Russo, notre professeur, additionna les dons, retrancha les faiblesses et nous révéla quel était le métier qui convenait le mieux à nos talents respectifs ; c’était mystérieux mais scientifique. »
Deux nouvelles du premier recueil de Philip Roth, Goodbye, Colombus, paru en 1959. En creux, déjà, quelques-uns des grands thèmes de l’œuvre de l’écrivain.