Dans ces cinq textes écrits des années 1930 aux années 1960, Jean Giono évoque les paysages provençaux qu’il habite et arpente. S’il y décrit les ruisseaux, les collines ou les travaux des champs, l’auteur de L’homme qui plantait des arbres y accorde une place remarquable à ce qu’il appelle le « royaume de l’arbre ». Et, de l’observation patiente de la feuillaison de chênes à celle, inquiète, des oliviers malades, on mesure combien Giono s’en fait, continûment, la voix attentive et soucieuse.
« Actuellement, les oliviers sont rouges, les yeuses blanches, les pins rouillés. Pour le visiteur qui descend du Nord vers le soleil, la joie du soleil lui cache l’étendue du désastre. »