Fidèle à son goût pour la flânerie, Léon-Paul Fargue explore dans Méandres des territoires intérieurs. Il livre bien plus que des chroniques : un véritable bilan, à la croisée de la mémoire et du présent. Immobilisé par la maladie, il écrit de la frontière fragile entre la vie vécue et la vie rêvée.
Les scènes de la Libération se mêlent aux souvenirs des années 1920 : fêtes, rues, visages, instants fugaces. Le temps se replie, bifurque, avance en zigzaguant.
Observateur d’une finesse rare, Fargue capte les détails, les contradictions, l’âme même de Paris : ville à la fois intime et universelle, toujours en mouvement.
Entre poésie et réflexion, Méandres devient une traversée du temps et de soi, dérive sensible au coeur de la mémoire.