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Michael Morpurgo

Michael Morpurgo

«Je puise mon inspiration dans mon expérience personnelle et dans ma vie. J’observe les choses, les gens autour de moi, je reste sensible au monde qui m’entoure.» Michael Morpurgo

Retrouvez dans ce dossier une biographie et une interview de l'auteur, ainsi que des pistes pédagogiques pour étudier ses œuvres au collège : «Le Roi Arthur», «Le Roi de la forêt des brumes», «Anya»...

Voir aussi

Biographie

Michael Morpurgo

Michael Morpurgo est né en 1943, à St-Albans, près de Londres.

Enfant, il n’aimait pas lire et préférait le sport. D’ailleurs, il travaillait très mal à l’école.Malgré les conseils de son beau-père qui l’encourageait à lire des livres sérieux comme ceux de Charles Dickens, il préférait les bandes dessinées comme Tintin ou Lucky Luke.Il a suivi un itinéraire peu banal.

Après avoir opté d’abord pour le métier des armes (à 18 ans, il obtient une bourse pour entrer à la Sandhurst Military Academy), il choisit l’enseignement.

Il invente des histoires qu’il raconte à ses élèves car il a l’impression que les livres qu’il leur lit les ennuient. Chaque jour, ceux-ci écoutent comme un feuilleton la suite de l’histoire. Encouragé par la directrice de l’école, Michael propose ses textes aux éditeurs.

En 1978, lui et sa femme, Clare, abandonnent la vie citadine et ouvrent une ferme dans le Devon, pour accueillir des enfants de quartiers urbains défavorisés et leur faire découvrir la campagne et les animaux. Michael Morpurgo explique : «À la ferme, ils travaillent et se sentent utiles, ils vivent de grandes émotions avec les animaux. J’essaie aussi de leur lire des histoires. Parmi «mes» premiers enfants, certains sont devenus professeurs et reviennent me voir avec leur classe !».

C’est la publication de Cheval de guerre, en 1982, qui lance véritablement la carrière d’écrivain de Michael Morpurgo. Il se consacre alors à l’écriture et aux enfants en difficulté. Il est aujourd’hui l’auteur de près d'une centaine de livres, traduits dans le monde entier et couronnés par de nombreux prix littéraires. Pour chaque roman, il fait un travail d’enquête afin d’être le plus juste et le plus authentique possible.

Michael et Clare dirigent aujourd’hui trois fermes, une dans le Devon, la deuxième au pays de Galles, la troisième dans le Gloucestershire, où ils reçoivent chaque année plus de 3 000 enfants. Ils ont été décorés par la reine de l’ordre du British Empire, en reconnaissance de leurs actions destinées à l’enfance.

Michael Morpurgo partage désormais son temps entre l’écriture, les enfants en difficulté et les îles Scilly, où il passe en général ses vacances.

Généreux, chaleureux, il n’hésite pas à aller à la rencontre de son public, fût-il outre-manche : il est souvent accueilli dans les écoles et les bibliothèques françaises. C’est aussi en France que ce père de trois enfants, heureux grand-père de deux petites filles franco-britanniques, se rend pour de rares vacances.

Interview (Propos recueillis par Gallimard Jeunesse en français, langue que Michael Morpurgo parle très bien.)

Michael Morpurgo

ÉCRIRE

Gallimard Jeunesse : Quelle est la place de l’interview dans votre vie ?

Michael Morpurgo : Je fais beaucoup trop d’interviews. Quand on parle trop, on a moins de temps pour écrire.

G. J. : Comment naît le sujet d’un livre ?

M.M. : Je puise mon inspiration dans mon expérience personnelle et dans ma vie. J’observe les choses, les gens autour de moi, je reste sensible au monde qui m’entoure. Tous les soirs, j’écris deux ou trois lignes sur ce qui m’a marqué, ce qui m’a touché, ce qui m’a fait rire, dans ma journée. Je collectionne les choses intéressantes.

G. J. : Dans quelles conditions écrivez-vous ? Quelles sont vos habitudes ?

M.M. : J’écris sur mon lit, le matin, et je corrige l’après-midi, après une belle promenade. J’écris à la main sur un cahier que j’ai «volé» dans une école primaire et ma femme Clare saisit ensuite le texte sur l’ordinateur.

G. J. : Pensez-vous aux enfants lorsque vous écrivez ?

M.M. : Absolument pas. J’écris mes histoires pour moi-même et me considère comme un enfant.

G. J. : Vous êtes sollicité pour rencontrer des élèves dans les classes. Quel enrichissement y trouvez-vous?

M.M. : ça dépend du professeur. S’il s’agit d’une classe où les élèves ont lu le livre, l’échange est vraiment intéressant car les enfants posent beaucoup de questions. J’aime beaucoup rencontrer des jeunes car ils disent ce qu’ils pensent. C’est très important pour un auteur d’avoir l’opinion de son public.

G. J. : Vos romans sont-ils ceux que vous auriez aimé lire étant enfant ?

M.M. : Je ne lisais pas beaucoup, à part les romans de Robert Louis Stevenson, lorsque j’étais enfant. Je veux écrire le même genre de livres, Stevenson est mon héros en tant qu’écrivain. Enfant, j’adorais ce genre d’aventures avec des personnages vrais, qui touchent l’âme.

G. J. : Vos romans font une grande place aux relations humaines notamment entre générations. Pensez-vous qu’elles soient des valeurs à réinculquer ?

M.M. : Non. Je suis grand-père six fois et je suis étonné de voir comme je m’entends bien avec mes petits-enfants. Je suis plus proche d’eux que je ne l’étais de mes enfants à leur âge. Les enfants ont tendance à écouter davantage les histoires racontées par leurs grands-parents que par leurs parents. Inversement, je trouve que c’est très bien pour les grands-parents d’avoir l’avis des très jeunes. C’est un échange bilatéral de richesses.

G. J. : Pourquoi les animaux ont-ils une telle place au sein de vos œuvres ?

M.M. : J’habite dans une ferme où il y a des moutons, des vaches, des poules, des canards… Et il y a toujours un chien dans la maison. Ma femme Clare aime être entourée d’animaux. Elle aime particulièrement les chevaux, c’est pourquoi j’ai écrit Cheval de guerre. Je ne suis pas intéressé par les animaux mais par les relations entre les bêtes et les êtres humains. J’ai travaillé trente ans dans une ferme avec des enfants de la ville et j’ai remarqué à quel point ils aiment les animaux et comme ces derniers sont calmes avec eux. Il y a quelque chose de profond entre les deux, beaucoup de confiance réciproque.

LES ENFANTS

G. J. : Comment vous est venue l’idée de ces fermes et pourquoi ?

M.M. : Ma femme et moi avons été professeurs pendant dix ans et nous avons réalisé que les enfants avaient besoin de bien plus qu’une école. Nous avons réfléchi et fait des recherches auprès d’universités. Nous en avons conclu qu’il fallait leur donner un travail où ils se sentiraient responsables. Nous avons alors décidé de créer ces fermes. En trente ans, nous avons accueilli 50 000 enfants dans nos trois fermes.

G. J. : Avez-vous lu vos œuvres à vos propres enfants avant de les publier ?

M.M. : Mes enfants ont aujourd’hui entre 35 et 40 ans… Mais il m’arrive de confier un manuscrit à mes petits-enfants. Ils me disent parfois qu’ils aiment bien et parfois qu’ils aiment moins qu’un autre de mes livres : ils sont sincères avec moi. Une fois par semaine, je lis un chapitre de mon dernier livre ou de mon livre en cours, aux enfants de la ferme, le soir auprès de la cheminée. Et lorsque le silence se fait, je sais que ça marche !

G. J. : Quel sentiment ressentez-vous lorsque les enfants vous gratifient eux-mêmes d’un prix ? Est-ce plus important qu’une reconnaissance d’adultes ?

M.M. : J’ai gagné mon premier prix littéraire il y a vingt ans et ce fut pour moi un moment très important. Aujourd’hui, si des adultes ou des enfants me décernent un prix, je suis content, mais beaucoup moins stressé et angoissé par les résultats qu’auparavant.
En Angleterre, les prix sont très médiatisés, c’est de la publicité. Je préfère la communication à la compétition. Mais je préfère un jury d’enfants à un jury d’adultes car ce sont avant tout les enfants mon public.
La célébrité ce n’est rien du tout, c’est quelque chose créé par les journaux. Nous sommes tous célèbres dans nos familles et c’est ça le plus important…

G. J. : Quel message voulez-vous faire passer à vos lecteurs ?

M.M. : C’est amusant de lire.

G. J. : Est-ce votre propre enfance ou votre expérience, un événement, qui vous a poussé à développer ce rapport aussi intime avec les enfants ?

M.M. : Aujourd’hui encore, je n’oublie pas que j’ai été un enfant. En devenant adulte, j’ai gardé l’esprit frais d’un enfant. C’est très important de ne pas se cacher derrière un rideau et de ne pas couper l’âme de notre enfance. J’ai été père très jeune, à 19 ans, et j’ai aujourd’hui trois enfants et six petits-enfants. Toute ma vie, j’ai été soit un enfant, soit entouré d’enfants.

Bibliographie et pistes pédagogiques

Réécritures

roi arthur

Le Roi Arthur
Un jeune garçon décide de se rendre dans les îles du Levant lors de la grande marée d’équinoxe. Le brouillard se lève et la mer l’engloutit. Lorsqu’il revient à lui, il est près d’un vieil homme qui affirme être le roi Arthur et lui raconte sa vie, son enfance, le couronnement, le rôle de Merlin, Guenièvre, les chevaliers de la Table ronde…
Le roman est une réécriture de la légende arthurienne, reprenant les textes de Chrétien de Troyes mais aussi les continuations, y mêlant Tristan, c’est donc une bonne synthèse.

Titre recommandé pour la classe de 5e.

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Robin des bois

Robin des Bois

Le jour où une tempête dévaste tout, Robin se rend dans la forêt pour constater les dégâts. Son arbre préféré a été déraciné, découvrant une étrange flèche et un crâne. Un autre enfant se réveille, étonné de ce rêve. Il se prépare à aller à la chasse avec son père, dans la forêt de Sherwood où rôdent les hommes du shérif de Nottingham. Le père de Robin est fait prisonnier et le jeune garçon ne doit la vie qu’à une bande de hors-la-loi surnommés les «bannis». Il met au point avec eux la libération de son père puis commence sa vie avec Petit Jean, Frère Tuck et une jeune fille nommée Marion.

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Pistes pédagogiques

Comme toutes les réécritures de Michael Morpurgo, ce texte s’enchâsse dans un autre cadre spatio-temporel qui délimite les bornes du récit et les justifie, donnant ainsi une originalité au texte. L’étude de ce roman pourra suivre une séquence sur le Moyen Âge. Les grandes étapes seront relevées afin de travailler sur la structure du texte et sa chronologie, afin aussi de mettre en relief les épisodes déterminants du roman. On amènera ainsi un travail de comparaison avec les versions connues par les élèves, les ouvrant à la notion de réécriture et d’intertextualité. Par ailleurs, le texte mène une réflexion sur la différence, sur l’autre vu comme un «monstre». Cette constatation débutera un travail argumentatif pour expliquer la notion, de la relativiser et de justifier ce qui fait aussi de Robin un «monstre», l’un des «autres» au regard de la société. On aboutira par ce biais à la notion d’utopie, où règnent la justice, la tolérance, le respect avec, peut-être, une morale pessimiste.

Jeanne D'Arc

Jeanne D’Arc

Fascinée par le personnage de Jeanne d’Arc, Éloïse Hardy se réjouit de son déménagement à Orléans. Au lycée, un concours est lancé et la gagnante représentera Jeanne d’Arc le 8 mai, fête de la libération de la ville. Éloïse ne peut pas gagner car elle n’habite pas la ville depuis suffisamment longtemps. Déçue, la jeune fille se réfugie auprès du fleuve où elle entend une voix lui raconter l’histoire de Jeanne d’Arc, à travers celle de Belami le moineau qui l’accompagna partout.

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Pistes pédagogiques

L’étude, adaptée par son ancrage historique médiéval au programme de cinquième, ne peut s’effectuer sans un échange avec le professeur d’histoire. Afin de travailler sur la description, on étudiera la présentation des personnages importants. On demandera aux élèves de procéder à une recherche sur les costumes de l’époque, les noms utilisés, mais aussi de constituer une réserve de mots archaïsants pour un travail d’écriture sur un portrait imprégné de connotations historiques. À l’aide du professeur d’histoire, les élèves constitueront une frise faisant coïncider chapitres et dates. Le livre Sur les traces de Jeanne d’Arc complètera la lecture du roman en présentant des éléments historiques (on pourra en proposer l’achat au CDI). On observera alors les moments passés sous silence, les ellipses narratives, les sommaires. Ces moments pourront faire l’objet d’approfondissement historique. Enfin, les nombreuses batailles, la notion de courage et de prouesse au nom des autres amènera à la dimension d’épopée du récit, avec le relevé de ses caractéristiques.

Romans d’apprentissage

Le roi de la forêt des brumes

Le Roi de la forêt des brumes

Ashley Anderson vit avec son père, médecin en Chine, dans une mission. La guerre fait rage et son père le fait partir avec oncle Sung afin de rallier l’Inde pour retourner en Angleterre. Le jeune garçon se fait passer pour le fils muet de Sung. Afin d’éviter les soupçons et les rencontres, ils passent par les montagnes, là où les hommes se font rares. Affamés, transis de froid, les deux voyageurs trouvent refuge dans une cabane. Oncle Sung décide d’aller chercher de quoi manger car les loups rôdent, laissant Ashley près du feu. Ce n’est pas un homme qui vient en aide au jeune garçon mais un yéti, qui semble le connaître. Ashley va vivre au sein d’une communauté de yétis, comprenant qu’ils le prennent pour un jeune homme qui a vécu avec eux. Il quittera la tribu à leur insu, pour retrouver le monde des hommes, qui le décevra.

Titre recommandé pour les classes de 5e et de 4e.

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Pistes pédagogiques

Ce roman d’aventures convient à une classe de cinquième déjà habituée à la lecture. Il est possible d’aborder le roman par le biais de l’écriture, afin de vérifier la compréhension du texte et l’analyse des sentiments du héros. Les élèves pourront écrire le récit que fait Ashley à Oncle Sung lors de leurs retrouvailles, en s’aidant du livre. Mais c’est surtout sur la fin, laissée en suspens, qu’on peut travailler. On étudiera comment cette fin ouverte est suggestive et quels événements elle laisse supposer. Après l’analyse des étapes possibles, les élèves rédigeront la suite du roman : le départ d’Angleterre, l’arrivé au Népal, la recherche des yétis et les retrouvailles, ou la recherche désespérée. Les élèves de cinquième ont étudié les différents types de textes. On pourra donc les faire passer du texte narratif au texte informatif en imaginant un article encyclopédique sur les yétis. Ce sera l’occasion de revoir les caractéristiques temporelles, l’énonciation d’un tel discours mais aussi de faire preuve d’un esprit de synthèse et de savoir se dégager de l’anecdote, enfin de revoir la notion de plan et d’organisation.

Anya

Anya

Jo habite un petit village des Pyrénées. Beaucoup d’hommes sont à la guerre ou prisonniers, la France est occupée. L’enfant doit faire office de berger, pour soulager sa famille. Il découvre, non loin de là, l’existence cachée de Benjamin, le gendre de la veuve Horcada, et celle d’une enfant juive polonaise, Anya. Il apprend le danger d’être juif. La situation devient dangereuse car les Allemands viennent s’installer au village et c’est Jo qui fait les courses de la veuve, au risque d’éveiller l’attention.
D’autres enfants arrivent pour passer la frontière espagnole et, avec l’aide de son grand-père et d’autres personnes du village, Jo va aider ces enfants à passer la frontière.

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Pistes pédagogiques

Facile à lire, portant sur une partie du programme de troisième, ce livre est malgré tout destiné à des élèves de cinquième. Afin de les familiariser avec les événements historiques, on pourra leur faire faire quelques recherches, en s’appuyant sur le livre puis en élargissant au contexte de la France. Tout le roman est écrit à la troisième personne du singulier mais raconté du point de vue de Jo. Il sera donc intéressant de varier les points de vue, d’autant que les personnages sont nombreux. Au lieu de proposer un sujet commun, on pourra demander à chacun de choisir un personnage en veillant à une bonne répartition et de raconter un événement du point de vue du personnage choisi. La lecture de ces différentes visions pourra faire l’objet de discussions et de critiques orales. Enfin, le roman fait apparaître celle qui donne son nom au roman, héroïne éponyme dont on ne sait que peu de choses. Dans une réalisation commune, peut-être pourrait-on proposer aux élèves d’ajouter un chapitre qui constituerait le récit d’Anya.

Le naufrage de Zanzibar

Le naufrage de Zanzibar
À la mort de sa grand-tante, Michael hérite de son journal intime, qui raconte une année de sa vie, il y a de cela plus de quatre-vingts ans. Elle évoque les tempêtes qui secouent les îles de Bryher, la pauvreté de ses habitants, le départ de son frère, les naufrageurs qui assurent la survie et, surtout, l’arrivée miraculeuse d’une tortue que Laura sauve des hommes et des mouettes.

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Pistes pédagogiques

Le texte, court et facile, est à destination des sixièmes. Écrit par Michael et Laura, il permet d’aborder clairement la notion de narrateur et d’auteur à travers un récit, une lettre et un journal intime. Les différents types de textes seront abordés. Un exercice d’écriture sur la tortue pourra pallier l’absence de texte informatif. La jeune fille pense que son sauvetage de la tortue a provoqué le naufrage du Zanzibar. À partir de cette croyance, les élèves inventeront un texte où Billy explique l’origine fantastique de Zanzibar, la tortue de la proue. Enfin de nombreux exercices de vocabulaire pourront être proposés dans ce texte riche et dense.

tempête à shangri-la

Tempête sur Shangri-La

Cessie et sa mère reçoivent une visite inattendue : celle de Pop, le grand-père paternel de la petite fille. Cessie constate que son père ne semble pas heureux de cette visite. Peu à peu, elle s’attache au vieil homme et partage avec lui de nombreux secrets, mais cette complicité est brisée par un accident : Pop fait une chute et perd la mémoire. Les parents n’ont plus d’autre solution que de le faire soigner dans une maison de retraite dont Cessie tente de le faire sortir. Elle veut l’aider à reconstruire sa mémoire et part avec lui à la recherche d’un amour perdu pendant les années de guerre.

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Pistes pédagogiques

Le roman, assez dense, s’adapte à une classe de cinquième, voire une sixième. L’essentiel du texte repose sur les relations humaines, ici celles du grand-père et de sa petite-fille, mais aussi sur la quête du passé. Au lieu d’étudier la chronologie du récit, on s’attachera plutôt à faire lire chaque chapitre de façon progressive en relevant à chaque fois les éléments de la vie de Pop, afin d’essayer de la reconstituer, un peu comme une enquête policière. Ainsi, à l’issue de chaque chapitre, un certain nombre d’hypothèses seront émises et écrites afin d’éveiller la perspicacité et l’attention des lecteurs. À la fin du roman, les élèves confronteront leurs hypothèses et la réalité. L’écriture d’une biographie de Pop pourra constituer un devoir de fin de lecture. Ces différentes recherches sur le passé se prêteront à un travail grammatical sur l’utilisation des temps mais aussi sur toutes les marques de retour en arrière.

Le trésor des o'brien

Le trésor des O’Brien

En Irlande, la famine décime le peuple et la situation devient intenable lorsqu’arrivent les fièvres. Poussés par leur mère, Sean et Annie embarquent à bord d’un bateau en partance pour l’Amérique afin d’y retrouver leur père. Ils partent avec un porte-bonheur: un torque d’or possédé depuis 1000 ans par la famille. L’objet suscite la convoitise du capitaine mais les deux enfants retrouvent leur bien après avoir fait naufrage sur les côtes américaines. Ils trouvent refuge auprès de deux vieilles filles jumelles qui les envoient rejoindre leur frère, capitaine d’un bateau sur l’Ohio. Celui-ci prête son aide, jusqu’à la mort aux deux enfants qui finiront par retrouver leur père et leur mère.

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Pistes pédagogiques

Destiné à des lecteurs de cinquième, plutôt en fin d’année, le roman se prête à de multiples activités. Afin de situer l’action, riche en rebondissements et surtout en déplacements, les élèves constitueront une carte de l’Amérique. Puis, ils y traceront les différents endroits où passent les deux enfants. La carte constituée, le professeur d’anglais pourra intervenir sur les émigrants, avec quelques textes, et enrichir aussi le vocabulaire des élèves. Un tableau à deux entrées permettra de faire coïncider les lieux avec les différents événements et les personnages rencontrés. Un travail d’écriture suivra la lecture du livre : il s’agit du journal de l’un des enfants (de Sean pour les garçons, d’Annie pour les filles). Au fur et à mesure de cette écriture, les besoins grammaticaux, les fautes à gérer seront l’objet de séances grammaticales, lexicales et orthographiques. Ce journal permettra l’utilisation du style indirect pour rapporter les différents dialogues.

Le jour des baleines

Gracie et Daniel vivent dans une des îles Scilly, au large de l’Angleterre. Ils transgressent l’interdit de leurs parents de s’approcher de la maison de l’Homme-Oiseau. D’abord effrayés, les enfants constatent que l’homme tente de communiquer avec eux et une véritable amitié s’instaure entre eux. Les hommes partent à la guerre. Des mauvaises langues accusent l’Homme-Oiseau d’espionnage, de laisser sa lumière allumée pour l’ennemi. Cette haine se cristallise lorsqu’un narval échoue sur la côte. Les enfants et les habitants découvrent la malédiction qui plane sur l’île Samson et ses anciens habitants.

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Pistes pédagogiques

Ce roman facile peut être lu dès la sixième. Une place importante est donnée au dialogue. On pourra ainsi étudier son introduction au sein du récit, les verbes de parole, les propositions incises et proposer des exercices de réécriture en style indirect. La page 44 énonce le désir de l’Homme-Oiseau de dialoguer : on a ainsi une piste d’écriture afin de synthétiser les informations sur les deux enfants, vérifiant la lecture et la compréhension du récit tout en appliquant l’écriture du dialogue.
Le roman est construit aussi sur la personnalité mystérieuse et angoissante de ce personnage. Chaque chapitre sera l’occasion d’émettre des hypothèses. Le chapitre 8 approche de plus près le personnage. Après un portrait, on fera imaginer aux élèves le passé de Zacharie Pétrel. Enfin, une part de merveilleux et de fantastique offre une autre piste à exploiter.

cool

Cool !

Robbie a dix ans et vit avec sa mère et sa sœur. Ce jour-là, le portail n’est pas fermé et Luke, le chien, sort. Robbie n’a que le temps de le voir passer sous une voiture, lorsqu’il est lui-même percuté. Lorsqu’il se réveille, il ne peut ni bouger, ni ouvrir les yeux, il est dans un coma profond, mais entend tout ce qui se passe. Le roman raconte alors les efforts de l’entourage pour sortir l’enfant du coma. Ce n’est que lorsque le chien, que Robbie croyait mort, entre dans la chambre que le garçon revient à la vie.

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Pistes pédagogiques

Roman très court, ce texte s’adapte bien à un début d’année de sixième ou même de cinquième. Raconté du point de vue de l’enfant, le niveau de langue est courant, voire familier, aussi le travail lexical et syntaxique s’opèrera à partir du roman, de même que l’étude des modalités exclamatives et interrogatives, nombreuses dans le texte. L’utilisation de la première personne et du présent permettront une révision. Même si le sujet, émotionnellement, est triste, on pourra réfléchir à l’oral avec les élèves sur les raisons presque «miraculeuses» de la sortie de coma. Pourquoi ? Est-ce crédible ?

Cheval de guerre

Cheval de guerre

Joey est un poulain lorsqu’il arrive à la ferme. Il a été acheté par le père après une nuit de beuverie. Aussi, entre l’homme et la bête, la haine est réciproque. Heureusement, Albert, le fils, apprend à vivre à l’animal, le monte puis, peu à peu, le transforme en un cheval de ferme pour aider au labour. Un jour, le père, à l’insu d’Albert, vend le cheval à l’armée.
C’est la Première Guerre mondiale. Le cheval change plusieurs fois de propriétaire, servant tour à tour dans les armées anglaise et allemande, tirant les canons, blessé, affamé. Atteint de la gangrène, il regagne les lignes anglaises par hasard et retrouve son jeune maître qui s’est engagé pour le chercher.

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Pistes pédagogiques

Centré sur une narration originale du cheval à la première personne, le roman peut être lu en fin d’année de sixième ou, plus facilement, en cinquième. L’ensemble des changements de propriétaire de Joey est important, aussi commencera-t-on par analyser dans chaque chapitre les déplacements du cheval, le propriétaire et la durée de la période. Les nombreux personnages qui traversent la vie du cheval sont fascinés par l’animal. Un changement de point de vue sera le point de départ d’un travail sur le texte : chaque propriétaire écrira à l’un de ses proches pour lui parler du cheval.
Quant aux autres personnages, on verra comment le texte les caractérise, par l’utilisation des adjectifs ou des compléments.
Enfin, le récit rétrospectif permet l’analyse de l’utilisation des temps, de la chronologie. La période historique demande ici un travail en interdisciplinarité avec le professeur d’histoire afin d’ancrer le texte dans la période. Les élèves auront besoin de précisions et on pourra compléter le roman avec des témoignages sur les tranchées, sur le rôle des animaux, afin de les sensibiliser au contexte.

Loin de la ville en flammes

Allemagne, 1944. Elizabeth, Karli et Mutti, leur mère, employée au zoo, habitent à Dresde. Le père des filles est mobilisé. Le bombardement de la ville est imminent et les animaux du zoo devront être abattus, pour éviter qu’ils ne se dispersent. Quand la famille quitte la ville attaquée, Mutti emmène avec elle une jeune éléphante qu’elle a vu naître et affectionne. Loin de la ville en flammes, il faut fuir…

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